DES POLICIERS QUI FONT PARLER D'EUX

 

                           

                              Au Mali, c’est peu dire que la police constitue l’un des piliers importants de l’Etat. A ce titre, sa place est prépondérante dans la marche du Pays. Il n’est pas imaginable qu’elle n’existe  pas, surtout à cette époque d’insécurité grandissante de tous ordres.

C’est pourquoi le souhait de tout coeur malien est qu’elle demeure exemplaire à tous points de vue. Mais ce souhait légitime est toujours mis à mal par certains de ses agents qui prennent du goût à violer les lois et les hommes qu’ils sont sensés protéger.
Ainsi, il est difficile de taire ce cas de violation flagrante du principe de bonne conduite exigée à l’égard de ceux dont le rôle essentiel n’est autre que de contribuer à la distribution d’une meilleure justice.
Ce cas met en exergue une dame que bon nombre de gens trouvent charmante. En tout cas,à première vue, elle peut attirer. Dans cet écrit, elle sera désignée avec l’initiale P..
Voilà, donc, une femme qui, à cause de l’appréciation relative à ses atours, a eu la meilleure chance de se marier à bas âge avec un homme qui ne fermait l’oeil qu’avec sa bénédiction. Cet homme lui a tout donné, tout son amour, ses biens, son soutien entier qui lui permit d’intégrer le corps des fonctionnaires de la police. Contre toute attente, depuis qu’elle a pu intégrer ce service, elle s’est muée en une autre personne. Devenue sainte ni touche, elle n’admettait même plus que son mari osât lui demander de servir à manger, à plus forte raison lui demander de lui préparer à manger. Alors, chaque jour que Dieu fait, des parents, des amis, des voisins, défilaient entre eux afin de sauver leur mariage qui battait des ailes. Mais, malgré, entre ces tumultes, trois gosses naissaient. Néanmoins, comme il est rappelé de par le monde, si ce n’est pas le jour c’est la nuit, le divorce interviendra au grand dam de ceux qui s’étaient donnés tout le mal pour l’éviter, faisant que les enfants innocents se séparèrent de leur mère, au moment où l’époux a perdu son emploi.Ce qui devait être un chimère pour toute personne raisonnable, fut un passeport à la vie libertine. Elle transforma sa vie en celle de bohémienne. Dans cette situation loin d’être enviable, elle rencontra un autre homme qui, après quelques mois de vie frivole, finit par la marier aussi.Mais lui, il n’habitait pas à Bamako et était parvenu à l’amener sans mutation à son lieu de travail.Cet deal également fut de courte durée, car il y a des habitudes, quand la personne les prend, elle ne peut plus s’en départir. Elle se donnait la liberté de prendre ses propres photos nue comme un ver à l’aide de son appareil téléphonique qu’elle envoyait à ses amants, le tout accompagné de mots d’amour. Comme c’est la loi de la nature, mêmes les oiseaux dénoncent l’inconvenant, le mari découvrit cette infidélité à mille lieues. Alors, bonjour les malentendus qui ne laissèrent de choix qu’à la séparation.
Elle revient à Bamako où elle reprit  au niveau de sa vie bohémienne. Dans pareil cas, c’est la porte ouverte aux hommes qui vont se rivaliser d’audace et de charme, au mieux mieux. En effet,parmi ces hommes, dont ses chefs hiérarchiques, elle trouvera des princes charmants en plus des premiers qui lui garantissent l’impunité même si elle passe des mois sans se présenter au service que pour se promener ou pour prendre le salaire. Se livrant profondément à ce que l’on n’aura plus peur d’appeler prostitution, son leitmotiv est devenu « je m’en fous », ce qui veut dire, selon elle, qu’elle n’a plus de conscience ou de gêne pour écouter des réprimandes. C’est dans cette insouciance qu’elle accepta de se remarier à un collègue policier alors que le mariage qui la liait à son deuxième époux n’avait pas été encore dissout.
Ce dernier, après avoir obtenu un constat des faits insolites à l’entendement, n’eut pour seule réaction qu’il ne prendra l’initiative du divorce, mais que si elle la prenait, il lui est acquis d’office. Plus, il envoya des colas à la famille de son épouse pour signifier son divorce.Dès lors, la vie devient plus belle pour elle, jusqu’au jour où elle rencontra de nouveau par hasard G qui ignorait tout de son passé et qui tomba dans son escarcelle.Au prix d’embrassades et de caresses, alors que celui-ci lui a exprimé, en bon musulman qui n’aime pas l’adultère, que son unique intention ne saurait être que le mariage, elle prit le soin d’embellir sa conduite et de cacher, en l’occurrence, toutes les peines qu’elle a fait subir à ceux qui l’avaient considérée comme une femme unique en honneur. Confiant, enfin, G lui dévoila cette sage décision de concrétiser leur relation par un mariage, et en informa un de ses amis policiers en service à Tombouctou. parce qu’il croyait tenir là une femme idéale. C’est seulement quand ce dernier téléphona à P qu’il s’entendit dire qu’elle est dans les liens d’un mariage. Mais, elle s’empressa de mettre en confiance G qui voulait mettre dès l’instant fin à leur relation en le convainquant qu’avec ce mari elle a rompu toute relation depuis plus de deux ans, en omettant volontairement de lui faire cas de son aventure avec le policier; que sa volonté à présent reste de faire prononcer le divorce entre eux par le Tribunal. De commun accord ils choisirent celui de Kayes.
Il y eut dans les jours très proches une tentative de conciliation qui a échoué, ensuite le jugement sur le fond dont l’issue fut un divorce à ses torts exclusifs, au cours des débats duquel elle fut humiliée par son mari devant le Juge et le Greffier, car celui-ci a trouvé l’occasion de déposer les photos dont il est fait mention plus haut et les preuves du mariage religieux qu’elle a contracté avec le policier qui vit avec elle comme d’autres à Bamako. Les remords de l’avoir mariée était telle que le défendeur s’est reconverti en demandeur reconventionnel pour en finir avec elle.
A présent, ce jugement défavorable à P n’a pas été signifié, laissant G dans l’expectative de son sort, tandis qu’il a, de bonne foi, consenti déjà des dépenses la concernant.Elle a coupé tous contacts avec lui en sachant qu’il a été mis au courant de sa vie de débauche.
Quand on pense qu’au sein de notre chère police existent de tels énergumènes, on perd son sommeil, à l’idée qu’ils ignorent peut-être que la victime possède une action en adultère, ainsi que G dont la bonne foi a été trompée celle de réparation de préjudice.