Les partis politiques au Mali

Google+.La constitution malienne du 25 Février 1992, en son Titre Premier, article 5, dispose : « L’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et venir, le libre choix de la résidence, la liberté d’association, de réunion, de cortège et de manifestation. » et en son Titre II, article 27 : »Le suffrage est universel, égal et secret.
       Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les citoyens en âge de voter, jouissant de leurs droits civiques et politiques. » et en son article 28 du même Titre : »Les partis concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la loi.
        Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire, de l’unité nationale et la laïcité de l’Etat. »
         Nous retiendrons pour commencer le seul membre de phrase qui donne l’assiette à la formation libre des partis politiques, c’est-à -dire la partie oü l’Etat reconnaît et garantit….la liberté d’association.
         Ainsi faisant masse de ce membre de phrase de l’article 5 de la constitution, de la charte des partis et du code électoral, il est permis d’affirmer que tout citoyen, remplissant les conditions définies par la loi, peut former par adhésion d’autres citoyens une association politique dénommée parti politique. Mais qu’est-ce qu’un parti politique?
           Par la définition consacrée, un parti politique est une association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif  la conquête et l’exercice du pouvoir. C’est donc une organisation au service d’une idée.
           Est-ce que peut-on affirmer cela de nos partis politiques?
            Au Mali, en faveur de l’affirmation du suffrage universel, base de toute démocratie, des partis se sont mis à se former, tant et si bien que certains ne comptent pas en leur sein plus de cent cinquante membres fidèles. Actuellement, il n’y a pas de gêne à avancer cent et quelques sur le territoire national, qui ne jouent aucun rôle positif vis-à-vis des citoyens. Un parti crédible, bien ancré et bien organisé a la mission de rempart entre le peuple et le pouvoir, de participation à la conduite des affaires publiques sans en faire partie forcément du gouvernement au pouvoir, l’éducation et la formation des militants. Un parti politique en vue de sa pérennité a l’obligation, à l’aide de la subvention de l’Etat dont il bénéficie, d’avoir une ligne politique claire, une philosophie à laquelle il fait adhérer ses membres par l’enseignement des droits et des devoirs, notamment dans un Pays oü la majorité n’a pas eu la chance d’apprendre les rudiments de la politique pluraliste, sauf sa conscience.
           C’est dire qu’avec des partis dignes de ce nom il n’y a pas beaucoup de place à l’indépendant.
           A cause des trahisons de toutes natures, les partis politiques maliens manquent de solidité. Alors il n’est pas rare  que les partis apparemment importants, abdiquent devant des indépendants, perdent leurs députés à l’hémicycle Pour des raisons jusqu’ici ignorées le RPM, l’URD et le Miria sont les fruits de l’ADEMA-PASJ, et le Paréna et le Bara, plus tard, sont ceux du CNID, etc…. Faut-il, du moins avec des garde-fous, prendre des dispositions légales à l’effet de lutter contre le phénomène? Autrement le politique peut continuer à pêcher impunément, au mépris de ses électeurs.
            Il est temps pour l’électeur malien de comprendre qu’en régime démocratique et pluraliste de surcroît il a le choix de la politique de son Pays et des représentants qui seront chargés en son nom de le diriger. Aucune corruption ne doit lui faire admettre des dirigeants qui vont contribuer, une fois au pouvoir, à compromettre son avenir et celui de ses enfants, de la Nation toute entière.
             A l’heure, une volonté politique pourrait conduire au regroupement des partis avec l’imbibition des micros partis qui foisonnent inutilement le Mali.
              Le Président de la République actuel, homme politique avisé, doit aider à la reconfiguration en terme de qualité du paysage politique qui est progressivement en perte de vitesse, eu égard au désintéressement dont il fait l’objet aujourd’hui de la part des Maliens.
            

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