LA NUIT ET LE JOUR, SOUTIEN A LA VERITE

                                    Résultat de recherche d'images pour "La photo de la cour d'appel de Bamako"                                                                                  Dans le Mali d’aujourd’hui, il est peu dire que des forces centrifuges contribuent à annihiler tout effort de redressement tant clamé cependant sur tous les toits.
Qui n’a pas entendu sur les antennes des radios et des télévisions les déclarations, voire les dénonciations de Mamadou Sinsy Coulibqaly contre des fonctionnaires les plus corrompus du Pays ? On se souvient que lorsqu’il lui a été demandé par presse interposée de révéler les noms de ces fonctionnaires, il s’en est pris , comme par revanche, contre celui que l’on pensait jusqu’à preuve de contraire être le plus propre plutôt, eu égard à son parcours judiciaire élogieux. Ne dit-on pas tous les jours que la nature à horreur du doute qui corrompt la vie ? Une tâche noire sur un pagne blanc chatouille l’œil, tant que l’on ne l’efface pas. C’est pourquoi les Maliens ont espéré que la lumière de la Justice saisie blanchira le pagne, le cas échéant,, se fera une raison ; que la plainte de Nouhoum Tapily pour outrage à Magistrat donnera plus d’ailes au dénonciateur de révéler ses sources, il faut entendre, ses preuves. Rien de cela ne fit. C’est plutôt le  Réseau des Communicateurs Traditionnels (RECOTRADE)  qui se met en selle, pour faire croire qu’il joue son rôle social, en demandant aux deux de calmer leurs ardeurs. Dans l’entendement des gens, même si aucune preuve n’est avancée, le Récotrade est intervenu sur demande du Président de la République pour sauver des meubles, ou sur demande d’un des concernés, car l’affaire sent le cambouis pour lui. Ce qui est sûr depuis lors, le vent souffle calmement  dans l’entourage de Mamadou Sinsy Coulibaly qui donne toutes les raisons d’en déduire qu’il a rangé ses armes, laissant sur le bord de la route tous ceux qui l’avaient applaudi. De ce fait, il n’est même plus question du reste de la liste des plus corrompus à laquelle il faisait référence. A ce stade, l’on doute, à la limite, si ces remontrances prononcées avec véhémence ne portent pas simplement un effet d’annonce. Les Maliens ont du mal à le comprendre. Il est même soutenu que les religieux auraient mis les pieds dans l’étrier pour appuyer les démarches du Récotrade. Il va sans dire que ces interférences sociales, parfois injustifiées, enlisent la bonne administration de la Justice, mettent des carcans à son efficacité, si tant que des faits avérés scabreux tournent au dérisoire, à cause des pressions qu’elles  peuvent engendrées. Vouloir la chose et son contraire est en train de devenir le propre du Malien. L’on ne peut pas crier à tue-tête que l’impunité creuse un trou abyssal dans la gouvernance du Pays, et par ailleurs œuvrer coûte que coûte à empêcher l’affirmation de cette bonne gouvernance, lorsque soi-même ou ses proches sont concernés, comme si la loi ne doit s’appliquer qu’aux autres. L’on ne se donne même pas la peine, ou l’on en  a cure, de savoir la gravité des faits qui motivent l’application stricte de la loi. C’est pourquoi, il arrive que des cadres très honnêtes perdent pieds et baissent les bras à défaut de soutien pour leur combat qui est celui de servir proprement  la cause des Maliens.
Cependant, jusqu’une histoire récente, le Malien portait le label de l’honnêteté presqu’inégalée. C’est ainsi que l’intervention ou la pression exercée sur la Justice en faveur des malfrats est incomprise par bon nombre de Maliens. Nos coutumes ancestrales n’allaient pas du dos de la cuillère quand il s’agit de punir ceux qui ont la prétention d’empêcher la société de dormir. Pour certains, avant, le fautif ne pouvait pas accéder à des fonctions de notoriété comme Chef de village ou fraction, d’avoir même une femme en mariage. Mis en quarantaine, en raison de son méfait, il fuyait sa communauté.
Donc,  la Justice doit avoir les coudées franches pour nous aider à vivre dans la symbiose, sinon Il y a à craindre que Malick Coulibaly, choisi pour sa probité de redonner à la Justice, dont le bateau prenait  eau de toutes part, et parfois injustement, toutes ses lettres de noblesse, ne soit traité d’un mal encombrant, par les  faucons qui ne se lassent pas de boire le sang des Maliens. Il l’a dit et répété aux Procureurs poursuivants de tout mettre en œuvre afin d’affamer, ce sont ses mots, ceux qui affament le peuple. Et pour cette bonne cause, il affirme, avec le soutien du Président de la République, qu’il leur donne exclusivement carte blanche pour sévir, sans discrimination. Cette raison m’amène à dire qu’il doit rester aussi longtemps que possible au Département de la Justice, comme Mamoudou Kassogué doit rester au pool économique de Bamako à l’effet de continuer à faire bouger les lignes.
Le devoir citoyen nous interpelle tous à appuyer toutes actions en perspective allant dans le sens du rétablissement de la Justice impersonnelle, égale pour tous ; qu’aucune crainte ne nous en dissuade.
 Directeur de publication

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