RENCONTRE DE MISE A NIVEAU ENTRE LE MINISTRE DE LA REFONDATION ET LA PRESSE MALIENNE



 

Hier, le 1er Octobre 2022, le Ministre de la refondation de l’Etat a rencontré la presse malienne à l’effet de dévoiler les ambitions de son département dans la mise en oeuvre des recommandations des assises nationales de la refondation.
Cette série de rencontres qu’il entame par la presse résulte, selon lui, de sa volonté de mettre au même niveau d’information, voire de formation, et plus, d’appropriation toutes les composantes de la Nation qui ont exprimé librement leur desiderata.
A travers ses explications, il ressort que des priorités urgentes dont la réalisation est dans les cordes de la Transition ont été dégagées, parmi lesquelles le secteur des médias constituant, à l’heure, le quatrième pouvoir. Il invite donc les hommes de médias, dans son ensemble, à assurer à la Transition son accompagnement par des informations vraies et justes concoctées avec professionnalisme.
Les hommes de médias également, à leur tour, ont profité de l’occasion pour remettre sur la table leurs revendications corporatistes relatives à l’aide à la presse, à l’adoption des textes les concernant présentés au Gouvernement pour adoption, à la révision de la loi sur la cybercriminalité qui est « liberticide » à leur goût.
Enfin, l’esprit retient qu’à la fin de la rencontre, les notes se sont accordées dans le but de regarder dans le même sens que le Ministre qui, sans doute, est homme de foi en ce qu’il fait, malgré les aléas économiques qui peuvent plomber le financement de l’ambitieux programme qui se chiffre à plus de quatre mille (4.000) milliards de FCFA, et malgré, surtout, le plus important en réalité, l’effondrement de la mentalité malienne entraînée par les méfaits de la colonisation et ses palliatifs mémoriels, les ruptures d’ordre social causés par des pouvoirs successifs qui ont eu plus souci du matériel que de l’homme.
La question qui vaille d’être posée aujourd’hui est: quelle politique adéquate faut-il adopter pour refonder l’homme malien dont le train a longtemps déraillé. Aussi longtemps que cette question n’aura pas sa réponse, les autorités auront du mal à réaliser les ambitions qu’elles ont pour le pays. En effet, tous les projets échouent faute de trouver les hommes qu’il faut aux postes qu’il faut. Chacun pense à lui-même en exclusive du pays.
En somme, la nécessité va seule de réapprendre aux citoyens maliens les fondamentaux d’honneur, de dignité, de vertu, de probité d’antan. Ceci demeure une condition sine qua non de la refondation. En l’occurrence, que le fautif paye sans exclusive, que le mérite soit reconnu au bon travailleur. L’injustice a été toujours le terreau du mécontentement.    

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