LA MAGNIFICENCE A LOUER DE LA LOI N°2018-053 PORTANT CODE DES PENSIONS DES FONCTIONNAIRES, DES MILITAIRES ET DES PARLEMENTAIRES

Faisant abstraction de tout ce qui a été affirmé des effets de cette loi, le bon sens oblige une reconnaissance de sa positivité.
Au Mali, en effet, les fonctionnaires et militaires, notamment, avaient les salaires les plus bas de la sous-région, voire du monde, sur la base desquels les pensions étaient déterminées, si bien que ceux-ci se retrouvaient à la retraite avec des pensions en teigne, parfois moins que dix mille (10.000) FCFA. Mais, avec l’avènement de la démocratie, l’amélioration progressive du traitement salarial a conduit notoirement à lutiner la situation.
Ainsi, les bénéficiaires de pensions à compter du premier janvier 2020 peuvent frotter les mains grâce à la loi suscitée, qui s’applique non seulement sur le brut sensiblement relevé des salaires mais aussi sur les indemnités et primes, sans lesquelles les salaires de certains fonctionnaires ressemblaient  à de l’aumône. Cette loi, au demeurant, prend en compte dans son calcul des pensions les indemnités et les primes C’est ce qui fait sa magnificence, permettant  à des pensionnaires de bénéficier de pensions allant à plus de six cent mille (600.000) FCFA.
C’est pourquoi, son application  récente a connu différentes interprétations provoquées par le souci de sa conformité au nombre d’années ou de taux de cotisation. Le salut est venu de la volonté du Gouvernement qui a pris la sage décision de son application immédiate en considération des cotisations déjà prélevées.
C’est dire, enfin, que la retraite devient moins un clavaire qu’un repos bien mérité, remédiant à la désolation des fonctionnaires qui cotisaient plus de quarante  ans, mais finissaient par prendre des pensions inférieures à cinquante mille (50.000) FCFA, dans un contexte économique et social austère vis-à-vis de la politique de l’emploi. Ainsi, le fonctionnaire qui n’avait pas de solution de substitution à son apport, se mettait à faire de la porte-à-porte pour nourrir sa famille, ou se livrait à des activités peu honorables, ou devenait parfois tout simplement un piètre politicien.

Il est heureux de dire que d’une manière générale, la retraite fait de moins en moins  peur au Mali, au rythme des lois comme celle de 2018, principalement si elle est suivie de la revalorisation soutenue des salaires

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