GRÊVE DES BANQUES : CETTE FOIS–CI

 Les banques du Mali, depuis quelques jours, ont décidé, à leur bon vouloir, de punir leurs clients en engageant un bras de fer contre leurs promoteurs, au moment crucial des fins de mois, de manière injuste, alors que ces promoteurs, qui ont dans leurs poches le minimum pour vivre,se la coulent douce inconsciemment. Et le plus choquant, rien ne se dessine à l’horizon pour y trouver rapidement une solution. Et mêmes les autorités du Pays, qui ont pris , à un moment de l’histoire, la charge unilatérale  de faire virer dans les banques tous salaires égaux ou supérieurs à cinquante mille (50000) FCFA , ne semblent pas  apparemment s’en soucier. Pour le commun des mortels maliens, autrement, cette situation ne saurait perdurer. 

Qui peut ignorer qu’au Mali , sans les salaires qui servent juste pour exister chichement, on serait  en face d’un génocide collectif. C’est vrai que le Gouvernement s’est acquitté, à juste titre, de son devoir de virer ces salaires, à  temps.  Mais, est-ce cela est suffisant s’ils ne parviennent pas à destination. 

Donc, cette grève fait plus mal aux clients, qui n’ont d’autres choix que d’aller toucher leurs salaires dans les banques, qu’aux promoteurs qui , visiblement , ont plus d’égards pour leurs profits que le social. 

Dans cette histoire, normalement, le Gouvernement doit maintenir son leadership en abrogeant la décision qui nomme le PDG et en réintégrant la dame Kane, dans  le  cas où les lois  ne sont pas  violées. 

L’on n’ignore pas que faire du limogeage d’un responsable un cheval de bataille dans des revendications syndicales est une mesure qu’il ne faut nullement encourager, parce qu’elle peut conduire à  des précédents anarchiques. C’est facile de réclamer la tête d’un cadre à chaque incartade avec ses subordonnés, mêmes  les causes où il  défend  l’intérêt général. Mais, si son maintien est plus préjudiciable que son limogeage, le choix doit doit être vite opéré.

Mais, ce que demandent les salariés, c’est de concilier ces grêves à la précarité de  leur vie en faisant en sorte que des guichets soient disponibles pour les payer, même si elles s’étendaient, de manière regrettable, sur la longue durée, et si elles veulent se faire comprendre. Car une grève ne doit pas avoir pour but de faire du mal à ceux qui ne se reprochent rien, même si ses causes sont justes.

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