LE FCFA

 Une pensée qui suit un fait. Je crois que le blanc a vu juste de nous prendre, nous Africains, pour des enfants de coeur, dépourvus d’intelligence. Selon ses suppôts, nous vivons plus d’émotion que de raison. Sinon, comment comprendre l’existence du FCFA dans sa forme actuelle? La fabrication du FCFA  provient de la volonté exclusive du colon, donc du maître, à l’image du système qui lui avait été imposé par le maître à lui, l’Allemagne nazie. 

Ainsi, le FCFA se représente comme relations entre le maître et son esclave. L’esclave n’a pas d’autonomie. Il vit sous l’autorité de celui pour qui il travaille et auquel il appartient exclusivement. L’on ne peut pas interpréter autrement les relations qui lient la France aux pays qui utilisent le FCFA.

Dans ce cas, l’esclave possède des ressources importantes qu’il engrange par le don de la nature et par ses propres labeurs. Mais, il est tenu, malgré lui, de les confier au maître qui en dispose comme bon lui semble. Ce dernier en prélève ce qu’il veut et garde par devers lui ce qui reste. Vous imaginez un père de famille , avec sa femme et ses enfants et tout le reste dont les ressources et les fruits des efforts sont confiés à un autre père de famille qui en a la gestion, qui décide de comment ses dépenses doivent être organisées, et qui lui remet pour ses dépenses les sommes à sa propre convenance,  en vue de son développement, même si ces sommes parcimonieuses ne permettent pas ce développement! C’est donc confier sa famille à celui-là même qui vous a dominé, exploité et continue de vous exploiter, et qui ne souhaite aucunement votre développement, parce que cela lui fera perdre ses privilèges et sa position dominante. Vous lui ouvrez tous les leviers de votre vie dont il n’a que faire si ce n’est pas dans ses intérêts. Et puis, par ce fait, il connaît par coeur toutes vos sources de revenus, et sait où faire le mal pour tirer vers le bas, fermer les robinets qui sont favorables. Toute la vie, si cette donne ne change pas, les pays du FCFA continueront à patauger dans la boue comme des porcs. 

Le grand mal, c’est de constater que des dirigeants africains et quelques intellectuels sont acquis à ce crime odieux. 

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