Le citoyen et le savoir du devenir

              Le Mali, à l’instar de tous les pays soucieux du respect de la vie du citoyen, s’est doté, depuis son indépendance, de trois constitutions d’inspiration française  dont la dernière en date  du 25 février 1992 est  survenue à la suite de l’insurrection sociale de mars 1991.
              Elles consacrent, toutes, les droits liés à l’homme, par exemple le droit à la vie, le droit à l’éducation et à l’instruction, le droit à la santé et au travail, le droit d’aller et venir, associés aux libertés publiques et économiques.
             Mais par les faits, ces droits sont malmenés à cause de la raison simple que le citoyen à 80% analphabète les ignore à plus forte raison oeuvrer à leur respect.
             Ainsi leur observance relève purement et simplement du prince du jour qui, le plus souvent, est élu selon un montage préparé, en violation  du droit de choix de celui-là qui pense qu’elle est l’apanage du politique. Alors, il est dit et répété que les dernières élection qui ont plébiscité Ibrahim Boubacar Keîta à la magistrature suprême récemment ont été jusqu’ici les plus crédibles.Ce dernier, dans une telle charpente, a la capacité de concentrer, s’il est despote, comme il avait été constaté par le passé, entre ses mains tous les pouvoirs.
              En Afrique, d’une manière générale, le citoyen est enfermé dans le carcan de l’obscurantisme et à chaque fois qu’il a eu la chance de savoir, il devient du coup la bête noire. D’ailleurs, en plus de quarante ans d’indépendance, aucune condition n’a été créée à l’épanouissement du savoir, qui est de plus en plus exclusif à des privilégiés, en vue de le faire profiter au développement de l’Afrique, laissée au bon vouloir du bailleur de fonds et à des réseaux financiers plus ou moins mafieux. Ce savoir rare désormais, s’il parvient à s’émanciper un peu du pouvoir, se met au service du politique qui le détourne de sa philosophie, surtout s’il se fait l’imaginaire que l’environnement est favorable à son ascension seule, au mépris du citoyen, contributeur de sa formation, mais qui n’a pas eu la même veine que lui. C’est ce qui fait que depuis des décennies le continent africain s’embarrasse de plus de politiciens attachés à la politique politicienne qu’à de vrais scientifiques chercheurs et développeurs, projetant, par conséquent, une image négative d’un savoir improductif.
                Puisque le savoir est un droit et chaque homme a le devoir de le chercher pour le bien de tous, il est recommandable et humain de l’ouvrir à celui-ci, le seul challenge pour le développement harmonieux du monde.

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