LA PERCEPTION MALIENNE DU COVID-19

La pandémie de covid-19 est une pandémie d’une maladie infectueuse émergente, appelée la maladie à coronavirus 2019 (covid-19), provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2. Elle apparaît le 17 novembre 2019 dans la province de HUBEI (en Chine centrale), et plus précisément dans la ville de Vuhan.
Le mot Covid-19 désigne la pathologie, la maladie provoquée par le coronavirus responsable d’une pandémie au début de l’année 2020.
De la même façon qu’en 2003 un coronavirus avait entraîné une épidémie de SRAS (acronyme de syndrome respiratoire aigu sévère), celui de 2020 est à l’origine d’une pandémie de Covid-19, ou par abréviation, de Covid.
Par raccourci, le mot Covid-19 est utilisé parfois pour désigner le virus lui-même.
D’où vient ce mot ?
Le mot Covid-19 est apparu le 11 février 2020, lorsque l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a donné un nom à la pathologie par le virus connu jusque-là sous le nom technique de 2019-nCov, et d’abord appelé coronavirus de Vuhan. Ce renommage a pour but d’éviter de stigmatiser la région qui était le premier foyer connu de cette pandémie.
Covid-19 est formé à partir des syllabes co et vi empruntées au mot coronavirus, et de l’initiale du mot anglais disease, qui signifie « maladie, pathologie ». Le nombre 19 correspond à l’année d’apparition du virus chez l’être humain : 2019.
Masculin ou féminin ?
Quand le mot a été forgé par l’OMS, celle-ci n’a donné aucune indication sur son genre et spontanément, en le reprenant, les francophones l’ont utilisé au masculin : le Covid-19. Début mars 2020, cependant, l’OMS a commencé à employer ce terme au féminin. L’information a d’abord été reprise par les médias québécois, qui ont incité à dire la Covid-19, en ajoutant que le mot anglais disease se traduisait en français par le nom féminin maladie.
Mi-mars, des médias français ont à leur tour commencé à employer Covid-19 au féminin. Début mai, l’Académie française a recommandé à son tour d’utiliser le mot au féminin. Il est trop tôt pour dire si cet usage sera repris à grande échelle ou si les deux genres vont coexister.
Ainsi, le décor campé sur l’origine et la terminologie de la Covid-19, nous noterons que le premier cas en Afrique a été enregistré le 25 février 2020 en Algérie du fait d’un ressortissant italien arrivé dans le pays le 17 février, et au Mali, qui nous intéresse principalement, plus tard le 25 mars, par deux ressortissants maliens rentrés de France mi-mars. Depuis lors , le Mali assiste impuissant à sa flambée fulgurante au point de craindre le ravissement de la vedette à d’autres pays qui ont connu la maladie bien avant.  Donc la situation au 25 mai se présente ainsi :
Sur 153 échantillons testés, les services de santé ont enregistré 29 nouveaux cas de covid-19, sept patients guéris, deux décès.
La situation cumulée est de:
-1059 cas positifs,
-67 décès dont 25 survenus en dehors des centres de prise en charge,
-604 guéris,
-1949 personnes-contact font l’objet de suivi quotidien.
Cela nous amène à dire, mis à part les personnes-contact, en traitement à ce jour se trouvent 671 patients.
Mais malgré, les Maliens sont divisés quant à la véracité de la maladie, relevant de ses symptômes qui sont des habitudes révélées de manière courante, découlant d’autres maladies surtout liées à la vieillesse.
Il y en a qui pensent que, même si elle existe, elle ne peut pas prospérer compte tenu du climat à degré très élevé dans le pays ; que c’est une maladie propre aux pays à forte densité de froid.
D’autres, qui ne se donnent pas la peine de penser loin, en déduisent qu’elle provient d’un fait de Dieu, qui nous punit de nos insultes par nos comportements à son égard ; qu’Il est seul détenteur du pouvoir d’y mettre fin. De toute façon, selon ceux-ci, la société malienne ne peut admettre l’individualisme poussé qu’elle crée ; que la vie de solidarité fondée sur des valeurs de partage ne peut s’accommoder de distanciation telle qu’il est demandé à travers les médias. Cela peut constituer un mépris pour le vis-à-vis qui pense que l’on ne peut l’admettre entre époux, entre père et fils, entre mère et ses enfants, entre parents et amis, voisins, entre Maliens tout court. Entre Maliens, le contact ceint davantage le sang.
En d’autres termes, la couche la plus importante des Maliens vivent en dessous du seuil de la pauvreté admise, et cherche quotidiennement la pitance dans les marchés par des activités dont les capitaux sont pratiquement inexistants ; elle vit du jour au jour. Cela est valable dans tous les domaines d’activités, presque. Et l’Etat, qui a fini de couper la queue du diable, à bout du souffle, à cause de ses moyens limités, ne possède aucun palliatif, sauf aide importante de ses partenaires.
L’on l’ignore peut-être, mais au Mali, les tradi-thérapeutes sont constamment consultés actuellement par rapport à cette maladie du coronavirus, et prodiguent des médicaments, en grande partie, efficaces.
Enfin, les religieux, tournés exclusivement vers Dieu, et qui pensent que tout ce qui leur arrive provient de Lui, s’en remettent à Sa Sagesse pour condamner la fermeture des mosquées, où il est dit que les musulmans, au moment de la prière, ne doivent pas laisser un espace entre eux par lequel le diable peut entrer. Ce qu’aussi on ignore, la subsistance de beaucoup de nos frères maliens est liée aux mosquées, qui sont pourvoyeuses d’emplois. A ce niveau également, fermer les mosquées sans une solution de rechange conduirait à un autre malheur.
Pour tout dire, le Gouvernement n’a pas tort de s’agripper, dans ce contexte, à l’alternative du port des masques qui, à défaut d’empêcher la propagation de la maladie, pourra la limiter considérablement. C’est ce qu’il a recommandé vivement lors des dernières législatives devenues impérieuses.

Par ailleurs, étant donné de la position de retrait dont on a bénéficié par rapport au déclenchement de la maladie, des dispositions ont pu être prises pour prévenir beaucoup de ses méfaits, des mesures testables ailleurs ont pu être appliquées favorablement. Des expertises avérées fondées sur des données actualisées au fur et à mesure des recherches se sont mises immédiatement en place au bénéfice de la médecine et du peuple. L’espoir est permis, à présent, que le vaccin contre le virus sera trouvé dans les meilleurs délais, et qu’à défaut de l’immédiat, ses dégâts ne continueront pas comme ses débuts violents et ravageurs. Cela se constate sur les derniers bilans. Ainsi, toutes les possibilités ne sont pas à exclure, comme celle de la découverte du covid organics malgache, dont les bienfaits ne sont pas démentis, même si l’OMS lui reproche son manque de certification scientifique. Ce qui ne peut effacer son efficacité dès lors que son traitement est curatif. Il convient, alors de lui apporter tout le soutien nécessaire en emboîtant les pas qu’il a tracés.

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