ASSIMI GOÏTA, PRESIDENT DE LA TRANSITION MALIENNE, PEUT BEL ET BIEN ËTRE CANDIDAT AUX PRESIDENTIELLES, MAIS SOUS CONDITION

 

Le chemin de croie adopté par le Mali l’oblige à la perénisation des valeurs et principes que la conscience commune défend: la souveraineté dans la liberté, la dignité, la vertu, la noblesse. Assimi Goïta les incarne actuellement au mieux. De son accession au pouvoir à ce jour, il s’est donné en priorité comme cheval de bataille la restauration de la dignité de l’homme malien, donc du Mali. Il s’est évertué constamment à préserver ses plates bandes, à réinstaurer une gouvernance vertueuse longtemps perdue. La majorité des Maliens convient que n’eussent été les facteurs néfastes très souvent plus exogènnes qu’endogènes, le Mali pouvait connaître un décollage souhaitable.

Ceux dont le souci demeure de voir toujours le Mali dans le bas-fonds, à leur merci exclusif, l’ont tenu coupable impardonnable d’avoir changé de paradigme dans ses relations qualifiées par eux de mercenaires russes. Ils appellent allègrement cette partie de l’Afrique leur pré-carré. Leur boulimie égoîste n’a aucune limite.

Leur jeu funeste mis à nue, les autorités maliennes enfourchèrent ce qui était adapté à la circonstance: d’abord mettre sur pied leur armée grâce à la collaboration avec cette Russie, ensuite procéder aux réformes indispensables, puis reveiller judicieusement tous les leviers de développement. En cela, des entraves furent pensées à l’effet d’empêcher la réalisation de ces ambitions. Ainsi, il fut mis en contribution les canaux nuisibles comme la Minusma de la France, Barkhane de la France, la CIA africaine de la France, en l’occurrence, la CEDEAO, l’UMEOA, RFI, France24, et les terroristes de Kidal et de la Côte d’Ivoire, et mêmes des criminels prompts à égorger la personne. Il suffit pour s’en convaincre de lire les évènements, les différentes déclarations et réunions tenues dans ce but. 

C’est pourquoi, à chaque fois que c’est nécessaire, la réaction des autorités a apporté une réponse idoine: le représentant de la CEDEAO et récemment celui de l’ONU, bien avant l’Ambassadeur de France, ont été déclarés persona non grata et expulsés dans leur propension à défendre le faux contre le Mali. Ce fut le sort des radios et télévisions de mille collines, RFI et France24. Sur cette lancée, la Minusma, qui est, en fait, présente pour gagner des salaires à ses membres à la limite oisifs, n’est plus portée dans les coeurs. Les gens ont compris qu’elle est mafieuse, et sa venue au Mali constitue ni plus ni moins qu’une duperie. Elle n’est pas là pour lutter contre le terrorisme et toute forme d’insécurité que le peuple malien subit injustement. Aussi, les autorités lui ont demandé de se récentrer sur ses missions qui consistent à apporter son appui à la mise en oeuvre de l’accord de paix d’Alger, suivant les différentes résolutions de l’ONU, à maintenir ou restaurer l’intégrité territoriale du Pays. Le mali, lui demande, en conséquence, d’éviter de prendre des libertés nuisantes au déploiement normal de ses forces, en somme, de ne pas agir comme dans un pays conquis, où les autorités n’ont aucun mot à dire sur ses mouvements. Donc, sa franche collaboration entre les Famas et elle est une exigence pour la lutte contre l’insécurité et le retour de la paix. En outre, le Mali voit d’un mauvais oeil qu’elle se donne la liberté de fouiner partout sans y être associé. En le faisant, elle a mis à mal la confiance dans leurs rapports, sans laquelle il est difficile d’aller dans la même direction. En le faisant également, elle a pu pondre des rapports infondés que les populations n’approuvent pas. Elle ignore, peut-être, que ces populations ont actuellement une totale confiance en leurs autorités.

Enfin, Assimi, qui a accepté de prêter désormais son flanc même s’il faut à la mort afin que son pays retrouve le respect, ne mérite pas d’être lâché en plein vol, annhilant toute sa volonté de réfondation.

C’est ainsi qu’on en vient à la possibilité sous condition qu’il garde de pouvoir briguer le suffrage présidentiel. Cette condition n’est autre que le risque qu’il peut prendre en démissionnant dans les délais impartis aux militaires. Les dispositions de la charte, encore moins de la loi électorale, ne s’y opposent, une fois la condition remplie. En effet, nulle part il résulte qu’il ne peut se présenter même s’il démissionnait dans le délai de quatre (4) mois précédant le scrutin présidentiel. Le cas échéant, les Maliens jugeront. De ce fait, si les politiciens sont aussi crédibles et soutenus par la population, ils pourront concourir et gagner les élections, à égalité de chance.

Si telle est également la volonté du peuple, la CEDEAO aura tort de trouver à rédire.

En tout cas, l’histoire récente du Mali est là pour nous guider dans le sens des intérêts de notre Pays.  

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